Le changement social ne se produit pas sans contexte. Le contexte de tout changement ayant des conséquences sur les individus ne peut qu'être un jeu de dynamiques culturelles qui détermine comment le collectif se définit, prend des décisions et agit en conséquence - ainsi que comment les individus se positionnent les uns par rapport aux autres et à l'ensemble du monde, et l'image que ces individus ont d'eux-mêmes et du groupe. Afin d’obtenir des résultats justes et durables, les affaires culturelles doivent être centralement intégrées au processus de développement. L’approche de fond que nous adoptons pour incorporer les affaires culturelles au développement humain se compose des éléments suivants :
Participation. Afin de permettre aux individus de maintenir et de renforcer le changement à long terme, ceux-ci doivent faire parti du processus de changement dès le départ, et ne pas être relégués au rôle d’observateurs. La participation n’est bénéfique que si les gens qui seront affectés par le changement sont engagés dans la définition même de celui-ci puis dans la formation et la réalisation du processus de changement. Nous facilitons ce niveau de participation à travers des méthodes uniques, adaptables, testées et approuvées de dialogue de groupe, de planification, de prise de décision et d’implémentation.
Unité. Chaque groupe d’individus est segmenté et divisé –en termes de partis politiques, niveaux de salaires ou genres. Tout processus de changement qui n’inclut pas la participation de l’ensemble des segments ne sera pas réalisé et maintenu à long terme par tous, créant ainsi des conditions d'échec dès le départ. L'inclusion représente une étape significative dans le processus de développement, permettant pour la première fois aux voix marginalisées et majoritaires d’un groupe de dialoguer d’égal à égal. L’étape suivante est de garantir à long terme l’engagement soutenu de toutes les parties.
Inter-connectivité. L'isolation ne crée ni ne résout aucun problème. Les besoins et les défis issus en premier lieu de la demande de changement sont intrinsèquement liés les uns aux autres. Tout comme chaque individu est en partie défini par le contexte social qui l'entoure, tout défi social n'est solvable qu'en tenant compte des problèmes qui l’entourent. Lorsque les problèmes sont analysés à partir de leur interconnectivité, une piste réaliste vers le changement se dessine alors. Les solutions qui règlent plusieurs problèmes émergent, s’attaquant aux problèmes sous-jacents plutôt qu’en surface, et étendant le nombre d’individus directement concernés par une solution donnée. Plus il y a d’individus qui s’investissent, et plus les solutions sont profondes, plus grande est la probabilité de durabilité du changement.
Durée. Le développement humain intégré peut être un processus lent, parsemé de pauses et de reprises, de diverses durées de vie et de générations. Les structures et processus sociaux nécessaires à la gestion du changement sur le long terme doivent être intégrés dans le tissu culturel et résister à tout autre problème particulier. Les meneurs de tous les segments et secteurs doivent suivre une formation continue spécialisée. Les réseaux sociaux doivent également être approfondis autour de la confiance, des modes de communication améliorés, de la direction participative et des structures de gouvernance et d'interdépendance saine.
Neutralité. L’Institut des Affaires Culturelles rempli une variété de rôles tels que médiateur, formateur, conseiller, organisateur et mentor. Dans tous ces rôles, nous opérons comme des acteurs externes neutres, ancrés dans nos valeurs de fond mais pas fixés sur un résultat précis.